Grande MotteNaufragés du pédalo
Plus de peur que de mal, mais une belle frayeur jeudi pour deux Héraultais de 18 ans, à La Grande Motte. Partis en pédalo pour une virée entre copains, ils ont dérivé pendant quatre heures pour se retrouver à 8 km de la côte, piégés par le fort mistral. « On a loué le pédalo à midi. Sans chercher à s'éloigner, on a été portés par le courant et même en pédalant, on n'a pas réussi à regagner la plage », raconte David, originaire de Poujols.
Seule solution, après les cris et les grands gestes restés inefficaces pour se faire remarquer, le téléphone portable emporté par précaution. Pas de chance, celui-ci avait aussi décidé de les laisser seuls face à leur sort. Après une interminable dérive au milieu des creux, le portable décide de fonctionner à nouveau. Les secours
prévenus, David et Amélie sont ramenés sains et saufs sur la terre ferme, avec une belle peur et des brûlures au 2 e degré tout de même.
Sauvés, mais illico presto sermonnés par le loueur de pédalos grand-mottois. « Il nous a dit qu'il nous avait perdus de vue avec les jumelles, que c'était notre faute. Et nous a fait payer 10 ¤ de supplément pour le dépassement ! », s'insurge David.
Un loueur visiblement peu scrupuleux, qui n'a pas hésité à laisser partir les deux jeunes avec l'engin flottant malgré le vent violent. « Il loue à des enfants d'à peine 13 ans, ça aurait pu leur arriver aussi. Si on n'avait pas eu le téléphone portable, l'issue aurait pu être fatale », déplore le rescapé.
Un épisode qui se termine bien, mais qui laisse présager d'une saison estivale agitée pour les secours...
Elodie VALLEREY
http://www.midilibre.com/articles/2009/05/31/20090531-LUNEL-Naufrages-du-pedalo.php5